Un élève ayant besoin d'être cadré, suivi et possédant une certaine capacité de travail sera plus à même d'aller en classe préparatoire. En classe préparatoire, les professeurs sont très présents, ils motivent à travailler. De plus, les évaluations écrites sont programmées toutes les semaines. De même, chaque étudiant passe un voire plusieurs oraux dans une semaine sur les matières principales et les langues (les « khôles »). Ceci engendre un travail régulier et rigoureux.
Même si aujourd'hui, moins de la moitié des élèves ingénieurs provient de CPGE, les classes préparatoires restent la voie royale pour intégrer une école (plus de places offertes au concours que les autres voies d'accès). De plus, les plus grandes écoles recrutent encore très majoritairement au sein des CPGE.
Le cycle universitaire
Une personne indépendante, aimant travailler d'elle-même et à son rythme correspond plutôt à un cursus universitaire. A l'université, les cours magistraux sont en amphis de plusieurs centaines de personnes, seuls les TD et les TP sont par petits groupes. La motivation et des objectifs précis pour son orientation sont indispensables pour réussir. Si en CPGE, l'étudiant peut seulement se permettre de commencer à esquisser son projet professionnel, en université il devra le cerner réellement car l'entrée en écoles d'ingénieurs se fait par concours puis dossier pour une école particulière. Les évaluations se font par des partiels à chaque fin de semestre. Il est donc nécessaire d'être organisé dans son travail afin de ne pas se retrouver à tout faire au dernier moment. La sélection pour l'entrée en école d'ingénieurs se fait pour la plupart du temps aussi sur concours. Chaque candidat prépare son concours tout seul. Il est donc important d'être motivé et autonome d'autant plus que cette préparation se fait en plus du cursus universitaire.